Aux origines de la crise syrienne

Alors que la crise syrienne semble encore loin de son terme, nous vous proposons de revenir sur les origines internes de cette guerre civile opposant les forces gouvernementales aux différents groupes rebelles. Celles-ci vont avoir un impact déterminant quant à la résolution de ce conflit qui focalise l’attention de la communauté internationale depuis maintenant sept ans.


Débutée en 2011, la guerre civile syrienne s’avère être l’un des conflits majeurs du XXIe siècle ainsi qu’une crise complexe autant interne qu’internationale. Avant le début du conflit, l’État syrien s’étendait sur 185000 km2 et comptait 23 millions d’habitants (17 millions en 2017[1]) issus d’ethnies, de communautés et de confessions très diverses (un État multiculturel singulier à l’image du Liban). Depuis près 50 ans, Damas est sous la domination du parti Baas et de la dynastie établie par Hafez el-Assad (1971-2000). Comme la plupart des États du Moyen-Orient, la Syrie est une construction étatique récente selon les critères d’un système occidental étendu au monde entier[2].

Auparavant, de par la domination ottomane et sa structure, le Moyen-Orient jouissait depuis plusieurs siècles d’une grande autonomie notamment au niveau local et ne connaissait qu’une seule frontière à l’Est qui le séparait de la Perse. L’imposition d’un nouveau système a conduit à un bouleversement dont le Moyen-Orient contemporain résulte et en constitue l’héritage du fait de la chute de l’Empire ottoman et de la domination franco-britannique de la région consacrée par la Société des Nations. Tandis que les Britanniques contrôlaient les actuels Palestine, Jordanie et Irak, la France obtint un mandat sur la Syrie et le Liban qu’elle exerça jusqu’en 1946 dans le cas syrien[3]. Les frontières des États actuels à l’exception notable d’Israël sont ainsi issues des tracés frontaliers des deux puissances mandataires, le Liban ayant repris les frontières de l’État du Grand Liban tandis que la Syrie regroupa le reste des territoires hormis l’État du sandjak d’Alexandrette annexé par la Turquie[4] Cependant, ces tracés ne répondent pas aux réalités sociales des territoires et contiennent les germes de conflits potentiels. En effet, les frontières établies sont autant sources de tensions entre les nouveaux États qu’au niveau national[5]. L’indépendance de la Syrie effective en 1946 ne marqua pas pour autant l’émergence d’un État stable et pacifié. Jusqu’à l’arrivée au pouvoir du général Hafez el-Assad, le carrefour syrien était coeur du jeu d’influence des puissances régionales, en partiel l’Egypte, la Jordanie et l’Irak. La présidence d’Hafez el-Assad va transformer la Syrie en un État stable, disposant d’un statut régional majeur au Proche Orient.

Ainsi, il convient dans le cadre d’une analyse portant sur le Proche et Moyen-Orient de tenir compte d’une part, que le concept occidental d’État-nation n’est pas adapté au contexte régional comme l’analyse Monique Chemillier-Gendreau où « les solidarités (clans, ethnies, tribus) ont refait surface au coeur du pouvoir (…) »[6] (d’autant plus après 2011) et, d’autre part, que la complaisance de la communauté internationale des États à l’égard des dictatures s’explique par la crainte de l’écroulement de ces « édifices (étatiques) artificiels » et du chaos en résultant[7].

Par voie de conséquence, l’évolution du contexte moyen-oriental suscitée par les Printemps Arabes dès janvier 2010 a soulevé autant d’espérance que de crainte dans une région déjà profondément marquée par l’instabilité notamment depuis l’intervention américaine de 2003[8]. En poursuivant la logique de Samuel Huntington dans l’article « The Third Wave : Democratization in The Late Twentieth Century », les Printemps arabes constitueraient une quatrième vague de démocratisation dans cette zone concentrant un grand nombre de régimes autoritaires[9]. À cette série d’effondrement de régimes autoritaires ayant marqué « une rupture indéniable avec l’histoire révolutionnaire des pays arabes, conduite jusque-là par des élites politiques ou militaires à partir d’une vision procédant du haut vers le bas. »[10], à l’image de la Tunisie ou de l’Égypte, la Syrie fait pourtant figure d’exception. Comme le reste du monde arabe, le Printemps syrien trouve ses origines au croisement de raisons politiques, sociales et économiques. Néanmoins, dès le début de la crise, les caractéristiques communes des autres mouvements du monde arabe ne s’y retrouvent pas, faisant de la Syrie un cas à part[11].

D’un point de vue contextuel, la Syrie est le dernier pays touché par les protestations dans le cadre de ce vaste mouvement que sont les « Printemps arabes ». Le régime de Bachar el-Assad n’a pas anticipé l’émergence d’une contestation d’une telle ampleur. Sa posture internationale fondée sur sa rivalité avec Israël ainsi que les réformes socio-économiques initiées ont été perçues comme suffisantes par le régime afin d’éviter tout risque d’escalade. Or, cette posture a eu pour effet d’omettre la gronde sociale sommeillant dans le pays. Rapidement, la contestation sociale s’est transformé en guerre civile avec l’apparition de groupes armés principalement rassemblées sous la bannière de l’Armée syrienne libre (ASF)[12]. Dès lors, du fait de la complexification du conflit, différentes phases chronologiques du conflit ont pu être identifiées[13]. Ainsi, le cas syrien s’avère un cas d’étude d’autant plus intéressant et symbolique puisqu’il est certainement le plus représentatif de l’échec du « Printemps arabe » qui a avant tout signé « la fin d’un système et d’une idéologie, ceux du nationalisme arabe, et le retour en force des acteurs et des doctrines de son concurrent direct, l’islamisme politique. »[14]. Cette contextualisation globale de la crise syrienne permet en outre de constater sa complexité et l’importance des causes « nationales » de cette crise.

En outre, la gravité de la crise autant politique qu’humanitaire parfois qualifiée de symptôme pernicieux des Printemps Arabes, a entraîné une littérature abondante caractérisée par une certaine précipitation et inégalité. L’influence du jeu politique international sur la littérature se fait également ressentir dans le cas suivant. En effet, de nombreux spécialistes tels que Georges Corm ou Fabrice Balanche dénoncent « la démonisation » du régime et leur caractérisation de spécialistes « pro-Assad » alors que ces derniers revendiquent la neutralité et la scientificité de leurs recherches[15]. Par ailleurs, la littérature existante s’avère centrée sur la régionalisation et l’internationalisation du conflit en accordant parfois peu d’importance aux facteurs internes de cette guerre civile. À l’image de l’ensemble des conflits du même type, le terme de « failed states » ou États défaillants se retrouve régulièrement pour désigner l’état actuel de la Syrie, c’est précisément cette défaillance de l’État qui favorise la régionalisation et l’internationalisation d’une crise revêtant à terme les apparences d’une guerre par procuration entre puissances extérieures. Pourtant, les « causes profondes » de toute « stasis » sont pourtant fondamentales quant à la résolution puis la stabilisation de l’État qui l’a subie. Ainsi, cet article entend précisément revenir sur les origines proprement nationales de cette crise complexe qui détermineront en partie la résolution de la guerre civile syrienne.

Genèse d’une crise complexe : la « poudrière » syrienne

Le général de Gaulle accompagné du président libanais et du représentant britannique à Beyrouth, 1941.

« Il est en revanche très difficile de réaliser une entité géographique et politique qui s’appelle la Syrie. La Syrie est un ensemble de régions très distinctes les unes des autres, peuplées de populations extrêmement différentes et pratiquant des religions diverses. D’où la difficulté de conduire la région jusqu’à devenir un État fonctionnant et se développant normalement », Charles de Gaulle, conférence du 2 juin 1945[16].

Cette citation du général de Gaulle en 1945 illustre la complexité intrinsèque de la Syrie dont la crise s’avère être le résultat. La Syrie, depuis sa création, connaît une histoire mouvante qui trouve certaines de ses racines dans son histoire récente. Le démantèlement de l’Empire ottoman conclu par le traité de Sèvres est, selon une perspective historique, en partie à l’origine de la guerre civile[17]. Fait récurrent dans l’histoire coloniale des grandes puissances, ces dernières sont accusées d’avoir joué sur les antagonismes communautaires locaux afin d’imposer leur pouvoir sur l’échelle d’un territoire. Ainsi, selon Henry Laurens, la France a utilisé sa politique de protection et d’émancipation des minorités syriennes afin d’accroître son emprise sur la Syrie[18]. De ce fait, la présence française, par sa partition du territoire syrien, a institutionnalisé une forme de séparation ethnico-communautaire (sans grand succès[19]) qui se retrouve aujourd’hui dans le cadre de la guerre civile et dont joue le régime syrien[20].

L’indépendance de la Syrie en 1946 n’a pas signé l’apparition d’un État uni et pacifié autour du panarabisme[21]. Le pays connut en effet en l’espace de 20 ans une période marquée par l’instabilité du pouvoir due à des coups d’État successifs, l’échec du projet de République arabe unie et les conflits perdus avec le récent État d’Israël. En ce sens, l’arrivée au pouvoir du général et homme influent Hafez el-Assad va apporter une certaine forme de stabilité dont la Syrie manquait en s’appuyant sur le parti Baas (la partie dite militaire était la seule subsistante[22]), sur sa communauté alaouite et surtout, sur l’appareil militaire et sécuritaire[23]. Le premier président élu au suffrage universel de l’histoire syrienne va instaurer les bases du « système Assad » et reprendre à son compte la stratégie française de « diviser pour régner ».

Ruines de la ville d’Hama en 1982 à la suite de la répression gouvernementale de la révolte des Frères musulmans.

Malgré son apparence solide grâce à un appareil répressif efficace, le régime a connu, avant la guerre civile de 2011, de nombreuses crises et contestations. En effet, comme l’indique le rôle majeur des services de renseignement intérieurs dès la présidence d’Hafez el-Assad[24], celui-ci se révèle constamment sous pression et ne parvint pas à asseoir une stabilité intérieure durable. De nombreux problèmes internes (politiques et économiques), l’apparition d’une contestation provenant de l’islam politique (en particulier les Frères musulmans) contre un régime jugé laïc et anti-sunnite sont autant de facteurs d’instabilité auxquels doit faire face le régime[25]. Néanmoins, le soutien de la communauté alaouite et d’une armée et services de renseignement dévolus au régime, l’existence de brigades para-militaires dévouées au pouvoir et l’apparition d’une bourgeoisie d’affaires en majorité sunnite liée par intérêt à l’État (tout comme l’armée), favorisent sa durabilité à partir des années 80. L’absence d’alternative crédible est un autre facteur jouant en la faveur du régime baasiste.

Ainsi, et malgré des crises politiques et économiques chroniques, le « régime Assad » a réussi à se maintenir après la mort de son premier leader. L’arrivée au pouvoir de son fils et successeur, Bachar el-Assad, a toutefois suscité de grands espoirs au sein de la population syrienne. La lente ouverture au monde opérée dans les années 90 a favorisé l’émergence d’une contestation pérenne désireuse de trouver un équilibre entre croissance économique, modernisme et davantage de démocratie à laquelle la présidence d’Hafez eut tenté de répondre par une politique de réconciliation avec les mouvances religieuses et des mesures d’ouverture autant sociales qu’économiques dans les années 90. L’émergence de ce nouveau président signa une courte période le « Printemps de Damas » durant laquelle le régime s’assouplit. Néanmoins, sous la pression de politiciens et de l’appareil sécuritaire alouites, Bachar el-Assad fit marche arrière tout en maintenant la libéralisation et l’ouverture économique qui n’eut pas les effets escomptés comme nous le verrons[26]. En ce sens, le Printemps syrien s’avère être une remise en cause du « système Assad », cause majeure de l’apparition d’une contestation globale.

Les Printemps arabes, détonateur d’une crise latente 

La littérature spécialisée caractérise le régime syrien de « système Assad » en tant que cause majeure de la guerre civile.  Conjointement à ces origines historiques profondes, la crise syrienne découle principalement de trois facteurs immédiats d’ordre politique, sociétal et économique.

1° La présidence de Bachar el-Assad : un régime autoritaire entre paralysie et continuité

La forme autocratique du régime est l’un des facteurs de la crise, comme dans le reste du monde arabe. Caractérisé par un pouvoir exécutif fort incarné par le chef de l’État et la primauté du parti Baas à travers la coalition politique du Front National Progressiste (FNP), le régime politique syrien n’est, avant la réforme (théorique) de 2012, pas multipartiste. Le gouvernement syrien entendait interdire toute opposition et gouverne toujours en vertu de l’état d’urgence qui accroît les pouvoirs du président. Le souhait démocratique de la population (réduction du pouvoir du parti Baas, apparition de partis d’opposition, fin de l’état d’urgence ou encore révision de certains principes de l’État et du rôle des services secrets) est ainsi l’une des causes politiques[27]. Sont également une cause les promesses non-tenues du président d’accroître les libertés individuelles et d’améliorer la situation des droits humains en Syrie. À ce titre, l’omniprésence des services de renseignement dans la vie quotidienne des Syriens et leurs pratiques allant très souvent à l’encontre des droits de l’Homme, connues par la population, est à l’origine d’un vaste mécontentement[28]. L’hétérogénéité de la population ainsi que la supposée prééminence de la communauté alaouite sont aussi facteur d’opposition.

2° Le régime et la « primauté » de la communauté alaouite

Sans être un système prémédité, l’arrivée au pouvoir d’Hafez el-Assad « a conduit à homogénéiser le noyau dirigeant autour de la communauté alaouite » et l’introduction d’une confusion entre raison du régime et raison d’État afin de perpétuer un régime peu représentatif de la société syrienne[29]. De fait, et malgré l’homogénéité ethno-culturelle apparente (90% de la population étant arabe),  le système et sa réthorique ont eu pour effet d’accroitre les antagonismes au sein d’une société déjà caractérisée par une grande hétérogénéité.

Selon les estimations du Ministère des Affaires Étrangères et de l’Europe, la société syrienne comprendrait en 2015 12% d’alaouites, entre 74% de sunnites arabes et kurdes, moins de 10% de chrétiens, 3% de druzes et des minorités représentant moins d’1% de la population (ismaéliens, chiites duodécimains, Tcherkesses, Turkmènes et Yézidis[30]).

La dynastie présidentielle des Assad est issue de cette communauté minoritaire de Syrie, localement majoritaire dans la région des « Montagnes côtières ».  Par conséquent, la domination des Assad a donc provoqué « un renversement de la hiérarchie communautaire » au profit d’une communauté autrefois marginalisée[31]. Bien qu’il faille fortement nuancer l’idée selon laquelle il s’agit de la minorité « au pouvoir », elle est avant tout la minorité « du pouvoir » qui a autant subi que bénéficié du régime institué par le clan Assad[32]. En effet, l’aspect clanique du régime est indéniable, le clientélisme développé sous la présidences d’Hafez puis Bachar el-Assad en sont une preuve. Néanmoins, la sur-représentation des alaouites au sein de l’appareil d’État a accru le sentiment de déclassement de la majorité sunnite et, dans une moindre mesure, des autres communautés minoritaires. Malgré une ouverture communautaire via son réseau clientéliste (fonctionnariat d’État,milieu des affaires), ce sentiment de déclassement communautaire dû à un régime jugé « alaouite » est un des facteurs déterminants à l’origine de la complexification de la crise syrienne.

3° La libéralisation économique et le problème de la redistribution des richesses

Nonobstant le désir de démocratie des Syriens ainsi que les causes sociales et sociétales, la crise syrienne découle également de la cooptation et de la corruption du régime accrues par la libéralisation économique causant, de facto, le problème de la redistribution des richesses et de nombreuses tensions sociales. La politique de libéralisation et d’ouverture économique était pourtant l’élément phare de la présidence de Bachar el-Assad. Face à la baisse des revenus de l’État[33], cette politique devait résoudre le problème du chômage de masse notamment chez les jeunes par la création de nombreux emplois[34]. Pourtant, dès 2005, Elisabeth Picard constatait que : « Pour reprendre une comparaison avec d’autres régimes autoritaires, en particulier dans la région arabe, le régime syrien est entré dans une phase ‘’post-populiste’’ ou le maintien des privilèges du groupe au pouvoir l’emporte sur les promesses de développement. »[35]. Un enrichissement spectaculaire d’une minorité citadine affairiste proche du pouvoir côtoie dès lors les pans majoritaires de la société marqués par un chômage de masse et une extrême pauvreté[36]. Ainsi, cette politique de libéralisation eut pour principal effet de permettre à des proches du « système Assad » de s’accaparer les fruits de cet ouverture. Une corruption généralisée dont le symbole le plus évident aux yeux des Syriens est Rami Makhlouf, cousin du président, présent dans de multiples secteurs de l’économie et usant de ses relations avec le gouvernement pour maintenir sa domination et obtenir de nouveaux marchés[37].

Enfin, parallèlement à cette politique, l’abandon de la politique d’investissement agricole d’État et la sécheresse des années 2000 qui a frappé de plein fouet l’est du pays, a durement touché l’agriculture syrienne, qui représente en 2010 plus de 16% de son PIB[38]. Un phénomène d’exode des communautés rurales, très largement sunnites, vers les villes a été observé et d’où a découlé une nouvelle hausse du chômage et des tensions sociales[39]. Les Printemps arabes, mouvement de contestation transnationale, vont donc agir comme détonateur de cette crise en sommeil.

Conclusion

Sommet tripartite au sujet de la Syrie à Ankara le 4 avril 2018

Ainsi, le « système Assad » est en grande partie à l’origine des causes politiques, sociales et économiques de la crise syrienne. En 2011, la situation globale de la Syrie est celle d’une poudrière dont les protestations des « Printemps Arabes » vont être le détonateur. Il convient de ne pas négliger l’ensemble de ces facteurs qui ont mené aux premières contestations parties de Deraa puis à la guerre civile. La résolution de la crise syrienne envisagée par l’ONU et les grandes puissances via les processus de Genève et d’Astana, doit nécessairement les prendre en compte afin de permettre à cet État du Proche-Orient de se reconstruire et de contribuer à la stabilité d’une région déjà si fragile. Alors que la victoire militaire du régime et de ses alliés se profile, le sort du président Bachar el-Assad mais également de tout le système « Assad » ayant marqué le pays depuis les années 70 demeurent le point le plus épineux et empêchent, jusqu’à présent, des évolutions substantielles des négociations internationales en cours sur le dossier syrien.

Alexandre Vincent

M2 Relations Internationales et président de l’association


[1] Yohan Blavignat, « En six ans de guerre, la Syrie a perdu un quart de sa population », Le Figaro, 30 mars 2017.

[2] Monique Chemillier-Gendreau, « ‘’Identité’’ et ‘’États-nations’’, des concepts inadaptés à résoudre les crises du Moyen-Orient et du Maghreb’’, pp.11-22, dans Chantal Chanson-Jabeur et May Maalouf Monneau, Conflits et Territoires au Moyen-Orient et au Maghreb, Paris, L’Harmattan, 2013.

[3] La France dût quitter la Syrie suite aux pressions britanniques face à sa répression des manifestations nationalistes. Voir Pierre de Meuse, « Quand la France était en Syrie », in La Nouvelle Revue d’Histoire, 2014, n°70, p.29-30.

[4] Henry de Wailly, Liban, Syrie : le Mandat, Paris, Perrin, 2010. 336p.

[5] Michel Foucher, Fronts et frontières. Un tour du monde géopolitique, Paris, Fayard, 1988. 310p.

[6] Monique Chemillier-Gendreau, Ibid., p.21.

[7] À l’image de l’Irak depuis 2003. Ibid.

[8] George Corm, La nouvelle question d’Orient, Paris, La Découverte, 2017, p.165-170.

[9] Samuel Huntington, « The Third Wave : Democratization in The Late Twentieth Century », University of Oklahoma Press, 1991.

[10] Mathieu Guidère, « Histoire immédiate du « printemps arabe » , Le Débat 2012/1 (n° 168), p. 129-145.

[11] Ibid., p.103; Gonca Oguz Gök, « Syria’s ‘’Exceptionnalism’’ in the Arab Spring compared to Egypt : Domestics Politics, Big Power, Rivalry and Beyond », pp.229-251, in Jean-Paul Burdy et Emel Parlal Dal (dir.), Syrie. La régionalisation et les enjeux internationaux d’une guerre imposée, Eurorient, Paris, L’Harmattan, 2013.

[12] « Neuf morts dans des opérations militaires en Syrie », Le monde.fr avec AFP et Reuters, 27 septembre 2011

[13] Plusieurs phases chronologiques peuvent en effet être identifiées : de 2011 à l’été 2013, le passage d’un mouvement contestataire en guerre civile; l’internationalisation du conflit à partir de l’été 2013 notamment dans le cadre de négociations du Conseil de sécurité de l’ONU; l’apparition en juin 2014 de l’État islamique qui complexifie d’autant plus le cadre global du conflit et enfin, l’intervention militaire de la Russie à partir de septembre 2015 ayant pour effet de renforcer la position du régime de Bachar el-Assad et de permettre sa reconquête progressive du territoire syrien.

[14] Mathieu Guidère,« Le retour du califat », Le Débat 2014/5 (n° 182), p. 79-96.

[15] G.Corm s’en explique par ex. dans George Corm, La nouvelle question d’Orient, Paris, La Découverte, 2017. 320p.

[16] Charles de Gaulle cité par Henry Laurens in.Henry Laurens, « De la Syrie mandataire à la crise syrienne », La Syrie : Quelles perspectives pour une sortie de crise, La lettre de l’IRSEM n°7, Ministère de la Défense, 2014.

[17] Henry Laurens,Ibid.

[18] Ibid.

[19] Jean-Pierre, Filiu, Le nouveau Moyen-Orient, Paris, Fayard, p.51-58.

[20] François Burgat, « La stratégie al-Assad : diviser pour survivre », in. François Burgat et Bruno Paoli (dir.), Pas de printemps pour la Syrie, Paris, La Découverte, 2013. 357p.

[21] Jean-Pierre Filiu, Ibid., p.58-62.

[22] L’aile dite civile du parti Baas ayant été écartée par le coup de force du général el-Assad en 1970.

[23] Philippe Rondot, «Stabilité retrouvée et consolidation du pouvoir du général Hafez al-Assad », in Philippe DROZ-VINCENT, Fabrice BALANCHE, Jean-Pierre CALLOT, Charles SIFFERT, Philippe RONDOT, « SYRIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 9 février 2018.

[24] Vladimir Glasman, « Les ressources sécuritaires du régime », pp. 33-53, in François Burgat et Bruno Paoli, Pas de printemps pour la Syrie, Paris, La Découverte, 2013, 360p.

[25] Xavier Baron, Histoire de la Syrie, Paris, Tallandier, 2014, p.195-207.

[26] Jean-Pierre Burdy, « La Syrie, du Mandat au Baas et à la guerre civile », p.41 in. Jean-Paul Burdy et Emel Parlal Dal (dir.), Syrie. La régionalisation et les enjeux internationaux d’une guerre imposée, Eurorient, Paris, L’Harmattan, 2013.

[27]Fabrice Balanche. « La crise syrienne : itinéraire de la transformation d’une révolte en guerre civile », Diplomatie, 2013, pp. 20-28.

[28] Wladimir Glasman, op.cit.

[29] Jean-Pierre Filiu, op.cit, p.72.

[30] Chiffres officielles disponibles sur le site du MAEE datées de 2015, dans la tendance des données énoncées par Bruno Paoli, « Et maintenant, on va où? : les alaouites à la croisée des destins », p.124, in.François Burgat et Bruno Paoli (dir.), op.cit.; et Adam Baczko, Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay, Syrie. Anatomie d’une guerre civile, Paris, CNRS Éditions, p.52.

[31] Adam Baczko, Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay, Syrie. Anatomie d’une guerre civile, Paris, CNRS Éditions, p.55.

[32] Bruno Paoli, Ibid., p.129.

[33] Elisabeth Picard, « Syrie, la coalition autoritaire fait de la résistance, Politique étrangère, n°4, 2005, p.755-768.

[34] Fabrice Balanche,« La crise syrienne : itinéraire de la transformation d’une révolte en guerre civile », op.cit, p.21.

[35] Elisabeth Picard, op.cit, p.761.

[36] Ibid., p.761-762.

[37] Adam Baczko, Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay, op.cit., p.44-46.

[38] Selon les chiffres officiels du Ministère des Affaires Étrangères et de l’Europe (juin 2018).

[39]Agnès Sinaï, « Aux origines climatiques des conflits », Le Monde Diplomatique, août 2015.

One Reply to “Aux origines de la crise syrienne”

  1. Très bonne article, bien documenté, merci !
    Le chemin vers la paix en Syrie sera long et ces éléments seront à prendre en compte.

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